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PSG : négociations salariales bloquées, climat tendu

Écrit par sur 21 mai 2020

Nasser al-Khelaïfi, le président du PSG, n’apprécie pas du tout le positionnement de certains cadres, dont Thiago Silva, qui empêche tout accord sur une baisse des salaires.

Le PSG a beau avoir été sacré champion de France et être en mesure de signer un quadruplé historique, l’ambiance entre la direction et les joueurs a rarement été aussi tendue qu’en ce moment. Non seulement, les négociations sur des baisses volontaires de salaire n’avancent pas, mais les dirigeants peinent désormais à trouver un écho à leurs propositions. Certains joueurs, qui ont souvent eu l’oreille de Nasser al-Khelaïfi par le passé, ne répondent même plus aux coups de fil de leur président, ce qui irrite particulièrement ce dernier.

Jusqu’ici, seul le dispositif de chômage partiel a été mis en place depuis la mi-mars. La majeure partie des salariés, joueurs inclus, perçoivent donc 84 % de leur salaire net et aucune indemnisation n’a été prévue pour compenser cette perte de rémunération. Mais, aux yeux de la direction, cela ne suffit pas. Ce sont des pertes considérables qui se profilent à l’issue de cette saison en raison de la crise du coronavirus. Elles pourraient atteindre les 200 M€ même si, en interne, on espère qu’elles seront quand même inférieures à ce montant.

Jusqu’ici, seul le dispositif de chômage partiel a été mis en place depuis la mi-mars. La majeure partie des salariés, joueurs inclus, perçoivent donc 84 % de leur salaire net et aucune indemnisation n’a été prévue pour compenser cette perte de rémunération. Mais, aux yeux de la direction, cela ne suffit pas. Ce sont des pertes considérables qui se profilent à l’issue de cette saison en raison de la crise du coronavirus. Elles pourraient atteindre les 200 M€ même si, en interne, on espère qu’elles seront quand même inférieures à ce montant.

Si le PSG n’a pas souscrit à l’accord UNFP – parce qu’il s’agit seulement d’un échéancier de paiements des salaires, pas d’une baisse effective -, la direction souhaitait que les joueurs de son effectif professionnel acceptent de réduire leurs rémunérations d’un pourcentage important, sur les périodes d’avril et de mai, comme ceux du Real Madrid, de Barcelone ou de la Juventus l’ont consenti.

Mais les Parisiens, visiblement, préfèrent prendre l’exemple de leurs homologues de Chelsea ou de Manchester City, où aucune réduction de salaire n’a été négociée, comme une manière de valider que le jour où ils ont signé au PSG, le challenge était davantage financier que sportif… Surtout, ils ne répondent quasiment plus aux appels de leur direction.

L’espoir que les joueurs accepteront de s’asseoir sur trois semaines de congés payés

Le club de la capitale déplore notamment le positionnement de Thiago Silva, qui semble bloquer toute avancée dans les négociations. Le capitaine du PSG, rentré au Brésil pendant la période de confinement, ne donne pas le sentiment de vouloir fédérer pour soutenir un club qui se refuse à lui offrir une prolongation de contrat. Comme le sien arrive à son terme le 30 juin, Thiago Silva n’entend pas s’asseoir sur une partie du million d’euros brut mensuel qu’il perçoit, ni aider ses dirigeants à convaincre ses coéquipiers du bien-fondé de cette action.

La direction du PSG n’a cependant pas renoncé à son entreprise. Elle espère que les trois semaines de congés payés posées à partir du 1er juin jusqu’à la reprise, prévue le 22, seront offertes par les joueurs. Elle attend un retour de leur part sur ce sujet. Mais elle n’est sûre ni d’en avoir un, ni qu’il sera positif.


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